Démarches administratives

Bruno Caillard

La construction d’une terrasse en bois peut avoir un impact visuel plus ou moins important selon la taille et la nature de la structure. Par conséquent, l’administration peut avoir son mot à dire.

L’emprise au sol

Elle permet de déterminer si la construction ou l’extension est soumise à un permis de construire ou à une déclaration préalable et si le recours à un architecte est obligatoire.

Selon l’article R. 420-1 du code de l’urbanisme, l’emprise au sol correspond à la surface résultante de la projection verticale au sol du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus.

Emprise au sol

Exclusivement, pour les terrasses non couvertes et dalles au sol : il est mentionné qu’une terrasse ou dallage de plain-pied ne constitue pas de l’emprise au sol dès lors qu’aucun élément ne dépasse le niveau du sol, et donc impossible de faire une projection verticale. Les terrasses qui, sans être strictement de plain-pied, ne présentent ni une surélévation significative par rapport au terrain, ni des fondations profondes doivent également être considérées comme non constitutives d’emprise au sol. Tel est le cas d’une terrasse en pose sur dalle, pose à faible hauteur ou au ras du sol dès lors donc qu’elles ne dépassent pas le niveau du sol.

En outre, les terrasses sur plots plastiques, sur plots en béton, sur poutres porteuses ou sur pilotis forment une emprise au sol, car la projection de sa surface sur le sol est possible.

Par ailleurs, si nous désirons recouvrir une terrasse existante, les formalités sont inutiles, car nous ne créons pas d’emprise au sol. Il est toutefois important de se renseigner auprès de la mairie dont dépend le projet de construction, car des incertitudes existent encore sur la manière dont elles sont prises en compte dans le calcul de l’emprise au sol.

La surface de plancher

Cette notion complète la décision sur la nécessité d’une simple DP, d’un PC ainsi que le recours à un architecte. Elle devient l’unique référence de surface en remplacement des SHOB et SHON à prendre en compte pour remplir les différents formulaires d’autorisation d’urbanisme. La surface de plancher est égale à la somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert dont la hauteur de plafond est supérieure à 1,80 m.

D’après cette définition, la surface de plancher d’une terrasse en bois n’est pas à considérer. Même si cela est le cas, il ne faudrait pas oublier l’existence du PLU. Ce dernier définit l’emprise maximale d’une construction pour une surface de terrain donné. Pour savoir si on a excédé ce seuil ou pas, l’utilisation du coefficient d’emprise au sol est indispensable. C’est la Mairie ou la DDE qui le fournit.
A titre d’exemple : je dispose d’un terrain de 500m² sur lequel est bâtie une maison de 100m² d’emprise au sol. Je désire aménager une terrasse en bois de 20m². Le PLU m’indique que le coefficient d’emprise au sol est égal à 0.35. Si j’effectue le calcul, j’obtiendrai l’emprise maximale autorisée ===> 500 x 0.35= 175 m².

Au final, je dispose encore de quelques marges pour construire un autre ouvrage, car la différence entre l’emprise maximale autorisée et la somme entre les emprises au sol du bâtiment existant et de la terrasse à aménager vaut ===> 175 - 120= 55m².

Pour plus de détails sur les démarches à opérer, consulter : cet article ainsi que celui-ci

Grand Guide 2020

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